Le web libertin

Revue de presse du web sous un angle libertin


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Sylvia Kristel


Emmanuelle fut l’un des plus gros succès du cinéma français, attirant dans les salles françaises près de neuf millions de spectateurs et plus de cinquante millions dans le monde. Le succès fut tel qu’une salle le programma à Paris pendant dix ans, proposant en été un sous-titrage en anglais pour les touristes1. Ce succès initia durablement une série de films et téléfilms. Lire la suite

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Libertin


Nous adorons les journalistes quand ils font semblant d’être sourd. Insulter 350 000 personnes qui pratiquent le libertinage c’est grossier?

Avant, rappelez-vous, il n’y a pas si longtemps, nous étions de grossiers personnages. Nous ne disions pas « soirées libertines » mais « partouzes ». Et partouzards pour les « organisateurs » de « soirées libertines » qui y « participaient ». Avant, nous étions vulgaires. Moi le premier, je l’avoue. Partouzes vient de cette drôle d’expression IIIe République de « parties fines » dont Francis Carco, dans les années 1920, déjà, se demandait pourquoi diable on les appelle « fines ». J’avoue aussi : je ne disais pas « club libertin » mais « boîte à touzes », ou à la rigueur « club échangiste ». Dans tous les cas, on voit bien de quoi il s’agit. Pas d’un club de golf. Et pas d’échanger des vignettes Panini.

Ce mois-ci, le club Les Chandelles à Paris a subi une fermeture administrative : ô surprise, certaines des libertines qui s’y ébattaient étaient des « travailleuses du sexe » (comme il faut dire maintenant quand on ne dit pas « escort »). Tout le monde dans le milieu a fait semblant d’être choqué.

Confondre coquine, libertine et catin, c’est vraiment grossier. C’est comme confondre obsédé sexuel et libertin. Une faute de goût ?