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Revue de presse du web sous un angle libertin


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Une machine a faire du « black »


Quelle forme juridique pour un club? Début de réponses…

Dans le monde du libertinage, le sujet qui fâche c’est l’argent. A écouter les patrons de clubs, de saunas ou de bars échangistes, il s’agit de commerces comme les autres. Bien entendu, la gestion de la caisse ressemble à celle de n’importe quelle épicerie : un euro dépensé, une facture. Dans le milieu autorisé, on doute. Les clubs libertins sont présumés coupables. « Certains clubs sont montés sous forme de société, d’autres choissent la formule associative et d’avance on peut considérer que ce sont des machines à black ». Pierre souhaite garder l’anonymat. Sa profession lui permet d’avoir un avis renseigné. « Dans les clubs associatifs, les membres payent une cotisation à l’année pour prendre du bon temps et on peut recenser le nombre d’adhérents. Mais l’argent dépensé au bar n’est pas quantifiable ». En pratique, les individus qui ouvrent un club échangiste ont plusieurs possibilités. Soit, ils créent une société, soit ils optent pour le régime de la société individuelle, soit ils optent pour la forme associative (loi 1901 par exemple). Que l’on vende des choux ou la possibilité de batifoler, la loi est la même et rien ne dispense les clubs échangistes de se soumettre aux impôts commerciaux. Les entrées, les boissons servies au bar et les cigarettes vendues au comptoir suffisent à titiller la curiosité des services des contributions directes ou indirectes. Mieux encore, lorsqu’un club dispose d’une piste de danse, sa billetterie excite les curiosités. En plus d’apprécier le nombre de participants, un contrôle de billetterie permet de se faire une idée du nombre de consommations vendues .

Certains soirs, l’entrée est offerte aux couples, aux femmes seules… En surfant sur le net, on comprend qu’il s’agit là d’un excellent argument commercial. Plus il y a de femmes seules et de couples dans un club, plus les hommes seuls sont tentés de payer l’entrée, même à prix fort. Et oui, le dindon de la farce, c’est toujours monsieur. Au passage en caisse, les femmes seules et les couples entrés gratuitement devraient avoir un billet avec numéro et mentions obligatoires. Le hic, c’est que lorsqu’on permet d’entrer sans payer, on oublie souvent de remettre la preuve du passage. Dans un monde où l’anonymat est un art, les réclamations sont rares.

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Les dessous cachés d’un club échangiste


Jusqu’à dimanche, le Sunlight, à Monteux, était au-dessus de tout soupçon. Jusqu’à ce que le Colti (le Comité opérationnel de lutte contre le travail illégal), les Fraudes, l’Urssaf et une quinzaine de policiers, agissant sur réquisitions du Parquet, viennent voir d’un peu plus près le(s) dessous de ce club échangiste. Ils n’ont pas été déçus !

C’est dimanche, vers 1 heure que le groupe des représentants des services de l’État, le substitut du procureur, Laure Chabaud, et les hommes du commissariat, ont tapé à la porte de ce club « très privé » apprécié des couples amateurs du libertinage et autres coquineries… Durant près d’une heure et demie, tous les documents et papiers se rapportant au Sunlight ont été contrôlés ; les cuisines -le lieu fait aussi restaurant- et le bar ont été inspectés. Des infractions à l’hygiène (certains produits étaient périmés, a rapporté une source) ont été relevées.