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Revue de presse du web sous un angle libertin


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Libertin


Nous adorons les journalistes quand ils font semblant d’être sourd. Insulter 350 000 personnes qui pratiquent le libertinage c’est grossier?

Avant, rappelez-vous, il n’y a pas si longtemps, nous étions de grossiers personnages. Nous ne disions pas « soirées libertines » mais « partouzes ». Et partouzards pour les « organisateurs » de « soirées libertines » qui y « participaient ». Avant, nous étions vulgaires. Moi le premier, je l’avoue. Partouzes vient de cette drôle d’expression IIIe République de « parties fines » dont Francis Carco, dans les années 1920, déjà, se demandait pourquoi diable on les appelle « fines ». J’avoue aussi : je ne disais pas « club libertin » mais « boîte à touzes », ou à la rigueur « club échangiste ». Dans tous les cas, on voit bien de quoi il s’agit. Pas d’un club de golf. Et pas d’échanger des vignettes Panini.

Ce mois-ci, le club Les Chandelles à Paris a subi une fermeture administrative : ô surprise, certaines des libertines qui s’y ébattaient étaient des « travailleuses du sexe » (comme il faut dire maintenant quand on ne dit pas « escort »). Tout le monde dans le milieu a fait semblant d’être choqué.

Confondre coquine, libertine et catin, c’est vraiment grossier. C’est comme confondre obsédé sexuel et libertin. Une faute de goût ?

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