Le web libertin

Revue de presse du web sous un angle libertin


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Une forte concentration de clubs libertins à Lyon


Le Progrès de Lyon se veut le chantre de la nouvelle capitale des Gaules… Avec tout de fois le mérite d’être l’un des seuls journaux de France à parler des clubs libertins dans la rubrique économique, et non celle des faits divers.

Considérée comme l’un des fiefs du libertinage en France, l’agglomération lyonnaise concentre à elle seule une trentaine d’établissements libertins qui ne désemplissent pas, surtout le week-end. Si le Royal club à Ternay, et le Why Not dans le 7 e sont perçus comme les clubs non conformistes les plus fréquentés, les autres, établis majoritairement en associations, ne sont pas en reste. Dans leur grande majorité ils revendiquent une fréquentation assez soutenue mais leurs gérants – souvent des couples – restent très peu prolixes sur leurs chiffres d’affaires qui varient énormément selon qu’ils soient ouverts en journée – pour les couples adultérins – ou seulement quelques soirs par semaine.

Bienvenue à Bollywood en plein cœur de Lyon, rue Saint-Marie-des-Terreaux. Thierry A., la trentaine passée, marié, deux enfants, gérant-associé de ce temple du sauna libertin de 2 800 m 2 depuis son ouverture en 2010, nous a ouvert les portes de l’Eclipse du Sun City, l’un des saunas les plus grands d’Europe. Un investissement de plusieurs millions d’euros qui a nécessité notamment l’acheminement de 27 containers de décorations en provenance d’Inde et 18 mois de travaux.

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Une machine a faire du « black »


Quelle forme juridique pour un club? Début de réponses…

Dans le monde du libertinage, le sujet qui fâche c’est l’argent. A écouter les patrons de clubs, de saunas ou de bars échangistes, il s’agit de commerces comme les autres. Bien entendu, la gestion de la caisse ressemble à celle de n’importe quelle épicerie : un euro dépensé, une facture. Dans le milieu autorisé, on doute. Les clubs libertins sont présumés coupables. « Certains clubs sont montés sous forme de société, d’autres choissent la formule associative et d’avance on peut considérer que ce sont des machines à black ». Pierre souhaite garder l’anonymat. Sa profession lui permet d’avoir un avis renseigné. « Dans les clubs associatifs, les membres payent une cotisation à l’année pour prendre du bon temps et on peut recenser le nombre d’adhérents. Mais l’argent dépensé au bar n’est pas quantifiable ». En pratique, les individus qui ouvrent un club échangiste ont plusieurs possibilités. Soit, ils créent une société, soit ils optent pour le régime de la société individuelle, soit ils optent pour la forme associative (loi 1901 par exemple). Que l’on vende des choux ou la possibilité de batifoler, la loi est la même et rien ne dispense les clubs échangistes de se soumettre aux impôts commerciaux. Les entrées, les boissons servies au bar et les cigarettes vendues au comptoir suffisent à titiller la curiosité des services des contributions directes ou indirectes. Mieux encore, lorsqu’un club dispose d’une piste de danse, sa billetterie excite les curiosités. En plus d’apprécier le nombre de participants, un contrôle de billetterie permet de se faire une idée du nombre de consommations vendues .

Certains soirs, l’entrée est offerte aux couples, aux femmes seules… En surfant sur le net, on comprend qu’il s’agit là d’un excellent argument commercial. Plus il y a de femmes seules et de couples dans un club, plus les hommes seuls sont tentés de payer l’entrée, même à prix fort. Et oui, le dindon de la farce, c’est toujours monsieur. Au passage en caisse, les femmes seules et les couples entrés gratuitement devraient avoir un billet avec numéro et mentions obligatoires. Le hic, c’est que lorsqu’on permet d’entrer sans payer, on oublie souvent de remettre la preuve du passage. Dans un monde où l’anonymat est un art, les réclamations sont rares.